Jeudi 10 septembre
Energie en berne, sans doute a cause de la solitude (Damian est tres sympa, mais travaille, et ne peux m'assister que le soir, quand il ne doit pas s'occuper de sa petite fille.) Peut-etre, aussi, parce que je passe trop de temps sur Internet.
23/9/15
Ca va beaucoup mieux depuis qu'Uwe et d'autres Workawayeur sont la. Ma prochaine etape est planifiee : je roule des que Monsieur Velo est repare, vers le Sud et la Slovenie, la-bas peut-etre rentrerai-je un moment en Stop pour voir Saint-etienne et Presberg.
En milieu de matinee, j'enfourche ma monture pour aller voir Jody, ami de Damian, organisateur de tours en VTT pour touristes anglais. Il m'accueille chaleureusement, repousse mon offre d'aide a plus tard comme il a repousse ma proposition de le payer pour la reparation, parlant de pommiers nains a planter plus tard, quand ils seront commandes, et m'invite a poser Monsieur velo sur la table d'ope... euh, a l'accrocher a un pied.
La roue (arriere, mon oreille m'avait trompee) demontee, les mains de Jody s'affairent a une magie que je comprends vaguement mais que j'admire quand meme. Son atelier est bien range, et c'est un perfectionniste, bref ce qu'il nous faut en cet instant. Il me trouve un nouveau cone pour remplacer celui, endommage, qui se cachait dans l'essieu arriere, m'assure que les billes sont en etat de marche, serre deux-trois gadgets ajoutes au cours des ans et qui brimquebalaient quelque peu, met de l'huile dans les articulations et me confirme que j'ai autant de laisser mon systeme de vitesses en l'etat, car, sinon, il faudrait remplacer la moitie du velo (ce que je m'evertuais a dire, mais avec de moins en moins de conviction, a tous les reparateurs et observateurs zeles adeptes du "tout nouveau, tout beau".)
Je m'envole de chez lui sur un monsieur Velo devenu timide, qui ne geint plus sur les routes caillouteuses, et a qui, du coup, j'ai peur de faire mal a nouveau. Je suis hors d'haleine avant d'arriver a Pisek, mais ca fait du bien.
1/10/15
Depart difficile. J'avais presque envie de laisser tomber la SLovenie et de rentrer cehz Uwe. Mais ca va, le voyage a velo devient un habitude, meme s'il n'est pas toujours un plaisir, et je n'aiplus le sentiment d'etre perdue qui a pu me saisir plus tot. Peut-etre reviendra-t-il lorsque je sortirai de ces regions un peu connue pour aller en hongrie, lorsque je quitterai les terres Slaves. Quant a la Grece, elle semble de plus en plus lointaine, et la France de plus en plus sympathique pour passer l'hiver. Uwe, lui, que je laisse a Pisek, a des envies d'Inde, et celle-ci pourrait lui faire du bien.
Au bilan du sejour chez Damian, un peu de conduite, de grimpette sur un toit, de tuyautage, une etagere, une recolte de patates, du jus de pomme et du decortcage de poulet ( Uwe ayant semble apprecier de les tuer, je l'ai laisse faire mumuse et garde cette experience pour plus tard).
je me demande l'effet que cela ferait si un etranger se presentait en terre de langue romane en baragouinant un melange de francais, d'espagnol, d'italien et autres idiomes latins ? Le comprendrait-on comme les gens ici semblent me comprendre, et apprecier mes efforts ?
2/10/15 - Entre pommes, cinorrhodons et noix. Mais je rencontre encore quelques mirabelles retardatrices.
A midi pile, drole d'ambiance. Je passe par un lotissement nouveau dont les haut-parleurs diffusent une annonce, puis une chanson (peut-etre un hymne ?), puis remercient